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Le 36e Festival international de la bande dessinée d’Angoulême, du 29 janvier au 1er février 2009, offre aux amateurs un monde en pleine ébullition !

Ça aurait pu commencer sur une déception : la Cité internationale de la bande dessinée et de l’image d’Angoulême, qui devait « livrer » son nouveau musée de la BD au moment du Festival 2009, est en retard d’un bon semestre… Mais il en faudrait plus pour démoraliser les troupes de Benoît Mouchard, l’énergique directeur artistique de la manifestation, qui ont en toute simplicité convié le monde entier à se mettre en scène ! C’est qu’Angoulême est toujours aussi passionné par la formidable dualité de la BD, qui mêle les expériences les plus intimes, indicibles mêmes – mais alors le dessin prend le relais - à un regard aigu, critique souvent, sur les sociétés qui lui servent de décor, et parfois de scénario. L’actualité du 9e Art lui donne raison : si le Grand prix RTL est allé au charmant album-hommage Spirou, le journal d’un ingénu d’Émile Bravo [Dupuis], le Prix René Gosciny de la première publication, remis à Angoulême, salue la réflexion de Chloé Cruchaudet sur la traite d’êtres humains dans Groenland Manhattan [Delcourt], le Grand Prix de la critique BD est allé à Posy Simmonds pour Tamara Drewe [Denoël Graphic] qui fustige les parvenus et la « pipolisation » des rapports sociaux, tandis que le Prix France Info BD récompense carrément Le procès Colonna de Tignous et Paganelli [12 bis] !
Or donc, de quoi Angoulême 2009 est-il fait ? De l’attendue exposition monographique d’abord, consacrée aux deux co-présidents du jury 2009 du Festival, Dupuy & Berberian. Liée au point que certains doutent qu’ils soient effectivement deux [si si, dont un seulement avec des lunettes !], cette paire est unique à bien des égards. Entre autres par la longévité et l’exclusivité de sa collaboration – un quart de siècle sans ruptures et une quarantaine de créations presque en autarcie – et par sa répartition des tâches, qui se résume à… rien, puisque ça varie d’un album à l’autre, bien malin qui devine « kifékoi » dans cette œuvre à quatre mains ! Dominée par leurs héros cultes Henriette, ado ingrate à l’humour acide-amer, et Monsieur Jean, doux paumé que sa propre vie prend pour jouet, l’exposition s’offre en outre une fresque éphémère imaginée chaque jour par les deux présidents, en ligne blanche sur fond noir pour changer. Et comme ils voient loin, Dupuy & Berberian ont choisi d’inviter dans « leur » expo une autre paire de compères, à l’aube, eux, de leur carrière : Ruppert & Mulot [Panier de singes, 2006], cette fois arbitres d’un happening qui voit se créer Maison close, une BD très… habitée, en temps réel et sous les yeux des visiteurs ! Même ambiance donc qu’aux fameux Concerts de dessins, autre création live mais cette fois en musique. Des incontournables d’Angoulême depuis leur lancement, en 2004, qui affichent entre autres cette année Tripp, et Brigitte Fontaine, tandis que Dupuy & Berberian illustreront ensemble le concert de Rodolphe Burger, et Nix & De Moor celui d’Arno !
Autres rendez-vous des fans de BD « vivante », les intimistes Rencontres dessinées, les nombreuses projections et les 24 Heures de la BD réuniront [sur place ou par vidéoatelier] professionnels, amateurs et étudiants pour la création d’un album complet en 1440 minutes chrono – et pas de temps gaspillé aux dialogues puisque l’album 2009 sera muet, donc universel ! Même souci de convier la planète autour d’une case avec les Rencontres internationales aux plateaux toujours riches, qui accueilleront cette année Bitterkomix, un passionnant quatuor d’Afrique du Sud, la Britannique Posy Simmonds auréolée de son Grand Prix de la critique BD, Marjane Satrapi et Daniel Clowes, Adrian Tomine et Chris Ware, porte-drapeaux du 9e Art aux États-Unis. Enfin l’Asie met à l’honneur la Corée de Sai Comics, dont les stars se dépeindront en public, et reprendra ses quartiers dans le Manga Building, pour un impressionnant programme d’événements au pays de Shigeru Mizuki, hôte d’une belle exposition, et d’Hiroshi Hirata, l’ambassadeur des samouraïs, qui fera exceptionnellement le voyage. Le jeune public se retrouvera, lui, au Pôle Jeunesse pour quatre jours d’animations non-stop : dans leur jardin recréé « en vrai », c’est l’anniversaire de Boule et Bill, cinquante ans - pas l’air, hein ? Quant au Pavillon des jeunes talents, il incitera les plus créatifs à envisager une carrière… les premiers noms sortent déjà du lot !
La sélection, livrée au vote des visiteurs et des internautes, n’a pas pour vocation de synthétiser les grands axes du Festival, mais de s’y juxtaposer en harmonisant intelligemment les écoles, les styles, les cultures et les publics ; celle de cette année ne déroge pas. Pour les mordus d‘imaginaire et d’émotions, une veine historique avec Max Fridman [Vittorio Giardino] sur la Guerre d’Espagne, Martha Jane Cannary [Matthieu Blanchin, Christian Perrissin] qui réhabilite Calamity Jane, et Mattéo [Jean-Pierre Gibrat] au seuil de la Grande Guerre. Plus légers, Le goût du paradis [Nine Antico] ou American Elf [James Kochalka] jettent, sur des tons très différents, un regard tendre mais ironique sur le quotidien. Le monde et ses travers trouveront des juges plus sévères avec La jeune fille et le nègre [Judith Vanistendael], histoire d’amour entre une étudiante et un sans-papiers, ou Le roi des mouches [Mezzo, Pirus], sur la dérive des banlieues. Le manga se réserve une part originale avec Les gouttes de Dieu [Shu Okimoto, Tadashi Agi] qui traite de l’œnologie sur un mode fantasy [ !] et Ushijima l’usurier de l’ombre [Shôhei Manabe], naviguant entre vieux clichés et réalité contemporaine. Enfin la « BD de filles » brûle les planches avec trois albums provocateurs : de Mon gras et moi [Gally], gentiment sardonique sur le mythe du régime, on passe à Esthétique et filatures [Liza Mandel et Tanxxx], qui flirte avec la perversité, pour en arriver aux sulfureuses et bien nommées Filles perdues d’Alan Moore et Melinda Gebbie… I
| 1) |
Vittorio Giardino, Glénat, Caractère, Album, 2008, 63 pages
Prix : CHF 24.00
Disponibilité: Généralement expédié sous 3 jours à 4 semaines (selon disponibilité locale)
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| 2) |
Christian Perrissin, Matthieu Blanchin, Futuropolis Gallisol Editions, Album, 2008, 125 pages
Prix : CHF 36.30
Disponibilité: Généralement expédié sous 3 jours à 4 semaines (selon disponibilité locale)
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| 3) |
Jean-Pierre Gibrat, Futuropolis Gallisol Editions, Album, 2008, 63 pages
Prix : CHF 26.90
Disponibilité: Généralement expédié sous 3 jours à 4 semaines (selon disponibilité locale)
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| 4) |
Nine Antico, Ego Comme X, Broché, 2008, 104 pages
Prix : CHF 28.50
Disponibilité: Reimpression annoncee
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| 5) |
Michel Pirus, Mezzo, Vent des savanes, Album, 2008, 64 pages
Prix : CHF 32.50
Disponibilité: Généralement expédié sous 3 jours à 4 semaines (selon disponibilité locale)
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| 6) |
James Koghalka, Ego Comme X, Album, 2008, 365 pages
Prix : CHF 24.00
Disponibilité: Généralement expédié sous 3 jours à 4 semaines (selon disponibilité locale)
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| 7) |
Tadashi Agi, Glénat, Seinen Manga, Broché, 2008, 207 pages
Prix : CHF 15.50
Disponibilité: Généralement expédié sous 3 jours à 4 semaines (selon disponibilité locale)
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| 8) |
Shôhei Manabe, Kana, Big Kana, Broché, 2008, 200 pages
Prix : CHF 11.20
Disponibilité: Généralement expédié sous 3 jours à 4 semaines (selon disponibilité locale)
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| 9) |
Gally, Diantre ! éditions, Album, 2008, 50 pages
Prix : CHF 24.80
Disponibilité: Ouvrage indisponible
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| 10) |
Mandel, Tanxxx, KSTR, KSTRBD, Album, 2008, 124 pages
Prix : CHF 28.00
Disponibilité: Généralement expédié sous 3 jours à 4 semaines (selon disponibilité locale)
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| 11) |
Alan Moore, Productions Guy Delcourt, Album, 2008, 317 pages
Prix : CHF 78.40
Disponibilité: Généralement expédié sous 3 jours à 4 semaines (selon disponibilité locale)
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| 12) |
Judith Vanistendael, Actes Sud, L'an 2, Album, 2008, 60 pages
Prix : CHF 26.90
Disponibilité: Généralement expédié sous 3 jours à 4 semaines (selon disponibilité locale)
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